Le cauchemar de l’akathisie et ses solutions

asseoir

L’akathisie du grec (a– privatif et en grec ancien kathizein, « faire asseoir » ou « s’asseoir ») est un symptôme qui se définit par des impatiences, une impossibilité de s’asseoir ou de rester dans la position assise, un besoin irrépressible d’agitation, de se balancer en position debout ou assise, de piétiner ou de croiser et décroiser les jambes. Elle peut se traduire aussi par un sentiment d’angoisse intérieure où le sujet ne se sent bien ni assis ni debout ni couché et où seul le changement de position engendre un léger soulagement.

Si elle dure trop longtemps l’akathisie peut conduire au suicide !

Causes

Elle s’observe :

  • dans la maladie de Parkinson
  • chez des patients sous neuroleptique surtout de première génération. Dans ce dernier cas, elle est dose-dépendante.

Elle est variable en fonction du type de neuroleptique (rispéridone de 6,7 % à 50 %, sous aripiprazole de 15 % à 25 %, sous olanzapine de 2,8 % à 16 %, sous quétiapine de 2 % à 5 % et sous clozapine de 0 % à 39 %).

D’autres facteurs de risques sont une augmentation rapide des doses et des doses élevées, un âge élevé, le sexe féminin, les symptômes négatifs et des troubles cognitifs chez des patients sous antidépresseur, lors d’un sevrage d’un médicament ou d’une drogue ou lors de l’administration d’antagonistes dopaminergiques pour leur effet antiémétique.

Traitements

L’akathisie est réversible une fois l’agent causal trouvé et diminué, mais elle peut persister dans certains cas :

  • Les correcteurs anticholinergiques sont d’efficacité incertaine.
  • Dans le cas d’un traitement par neuroleptique une diminution progressive de la posologie sera envisagée si possible. Le changement de neuroleptique peut également faire disparaître le symptôme.
  • Si un traitement antidépresseur a été mis en place, les antidépresseurs tricycliques peuvent trouver une utilisation thérapeutique secondaire dans le traitement de l’akathisie du fait de leurs effets anticholinergiques.
  • Un traitement par benzodiazépine permet parfois de soulager le patient sur le très court terme, mais, à moyen ou long terme, il faut évaluer les troubles dus à la dépendance induite par ces traitements.
  • L’introduction d’un bêtabloquant peut être utile en cas d’échec des autres approches.
  • L’utilisation de mirtazapine (un antidépresseur).
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